Prévention santé

Protoxyde d’azote : une campagne de prévention pour alerter sur les dangers des usages détournés

Mis à jour le 17.09.2026 - Publié le

À l’occasion de la Feria des Vendanges de Nîmes 2026, la Préfecture du Gard, avec la participation du CHU de Nîmes et de la Ville de Nîmes, lance une campagne de prévention consacrée aux dangers liés à l’usage détourné du protoxyde d’azote.

« Proto, on passe vite du rire aux drames »

Longtemps associé au milieu festif, le protoxyde d’azote, parfois appelé « proto » ou « gaz hilarant », fait l’objet d’usages détournés de plus en plus fréquents, notamment chez les collégiens, lycéens et étudiants.

La répétition des consommations, parfois quotidiennes, sur de longues périodes et en grandes quantités, peut entraîner des atteintes graves de la santé. Plusieurs dizaines de cas graves ont ainsi été rapportés dans le Gard au cours des deux dernières années.

Pour sensibiliser le public à ces risques, une campagne intitulée « Proto, on passe vite du rire aux drames » est déployée dans le département.

L’expertise du CHU de Nîmes au cœur de la campagne

La campagne s’appuie notamment sur une capsule vidéo de prévention, largement diffusée sur les réseaux sociaux pendant un mois.

Le Docteur Attal, neurologue au CHU de Nîmes, y apporte son expertise médicale et explique les conséquences que l’usage détourné du protoxyde d’azote peut avoir sur l’organisme.

Cette campagne numérique sera également complétée par un dispositif de prévention sur le terrain.

Pendant la Feria des Vendanges 2026, la campagne sera notamment présentée sur les deux stands de prévention de la Ville de Nîmes. Elle sera ensuite déployée dans les 53 collèges et 20 lycées du Gard, où elle servira de support pédagogique lors d’actions de sensibilisation auprès des jeunes. Une version plus longue et adaptée aux publics scolaires sera proposée à cette occasion.

Des affiches de prévention seront également diffusées dans de nombreux bars, restaurants, discothèques et salles de sport du département.

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Que dit la loi ?

La loi RIPOST renforce progressivement la réglementation concernant le protoxyde d’azote.

À compter du 1er février 2027, la vente de protoxyde d’azote aux particuliers ainsi que sa détention et son transport seront interdits, quelle que soit la quantité.

Jusqu’à cette date, la détention et le transport par les particuliers sont encadrés : ils sont limités au seuil autorisé pour la vente, soit 8,6 g maximum par cartouche et 10 cartouches maximum par boîte.

La loi prévoit également de nouvelles sanctions concernant notamment :

  • l’inhalation de protoxyde d’azote en dehors d’un cadre médical
  • la provocation à l’inhalation de protoxyde d’azote
  • la conduite malgré l’usage ou la consommation manifeste d’une substance entraînant une altération de la vigilance, dont le protoxyde d’azote.

Un message essentiel : le protoxyde d’azote n’est pas sans danger

Derrière son image festive et son surnom de « gaz hilarant », le protoxyde d’azote peut provoquer des complications neurologiques et d’autres atteintes graves, particulièrement en cas de consommations répétées et importantes.

Avec cette campagne, les acteurs du territoire souhaitent informer, prévenir et protéger, notamment les plus jeunes, face à un phénomène dont les conséquences peuvent être lourdes pour la santé.