Prévention santé

Journée mondiale des MICI : le CHU de Nîmes se mobilise pour un parcours de soin plus humain

Mis à jour le 04.05.2026 - Publié le

À l’occasion de la Journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), le service d’hépato-gastro-entérologie du CHU de Nîmes, en partenariat avec l’AFA Crohn RCH France, organise un stand d’information et de sensibilisation le mardi 19 mai 2026 dans le hall de Carémeau.

Cette édition 2026 s’inscrit dans la campagne nationale portée par l’AFA autour du slogan : « Faire de chaque parcours de soin, un parcours de résilience ». L’objectif est de sensibiliser le public aux impacts psychologiques des MICI et aux nombreux chocs émotionnels qui jalonnent le parcours des patients : errance diagnostique, annonce de la maladie, poussées inflammatoires, échec d’un traitement ou encore chirurgie.

Les MICI regroupent principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces pathologies provoquent une inflammation chronique du tube digestif, responsable de douleurs abdominales, diarrhées, fatigue importante et d’un fort retentissement sur la qualité de vie. En France, plus de 300 000 personnes sont concernées, dont 10 % d’enfants, avec une progression constante des formes pédiatriques. D’ici 2030, près de 400 000 patients pourraient être touchés.

Depuis 2014, le CHU de Nîmes propose un parcours de soins dédié aux patients atteints de MICI, coordonné par le Dr Ludovic Caillo, hépato-gastro-entérologue au CHU de Nîmes, et Audrey Borel, infirmière coordinatrice MICI.

Le diagnostic d’une MICI (Crohn ou RCH) repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et morphologiques. Les patients accèdent ainsi au plateau technique d’endoscopie digestive du CHU pour rechercher des lésions digestives. Aujourd’hui, nous savons que soigner une MICI ne consiste pas uniquement à contrôler l’inflammation. Chaque étape du parcours peut être vécue comme un choc émotionnel important. La résilience fait pleinement partie du soin.

Dr Ludovic Caillo
Hépato-gastro-entérologue au CHU de Nîmes

Les patients bénéficient d’un accompagnement personnalisé mobilisant médecins, infirmiers, psychologue, assistante sociale, diététicienne et pharmacien, ainsi que d’un accès aux biothérapies, aux programmes d’éducation thérapeutique et à la recherche clinique.

Les patients atteints de MICI ont besoin de traitements performants, mais aussi d’un parcours structuré, compréhensible et rassurant. Faire de chaque parcours de soin un parcours de résilience, c’est reconnaître pleinement la réalité de leur vécu et leur permettre d’avancer avec davantage de confiance et de sérénité.

Frédéric Rimattei
Directeur général du CHU de Nîmes

À travers cette journée, le CHU de Nîmes réaffirme son engagement pour une prise en charge globale, intégrant autant la cicatrisation digestive que la cicatrisation psychologique.