Des équipements de pointe financés par le FMIS au CHU de Nîmes : regards croisés en hématologie et immunologie
Dans le cadre du Fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS), volet du plan France Relance, le CHU de Nîmes poursuit la modernisation de ses équipements de diagnostic. Focus sur deux cytomètres en flux récemment acquis en hématologie et en immunologie, au service de la qualité des soins et de l’innovation.
Le cytomètre en hématologie : un outil central pour le diagnostic et le suivi des hémopathies
Rencontre avec le Dr Sophie Brun, praticienne au Laboratoire d'Hématologie, secteur Hématologie cellulaire
Quel est l'apport principal de cet équipement dans votre pratique quotidienne ?
Cet équipement nous permet de caractériser les pathologies hématologiques par l'étude de l'expression des antigènes exprimés par les cellules tumorales. Il est utilisé au quotidien pour le diagnostic et le suivi des hémopathies, mais aussi pour étudier les pathologies plaquettaires.
Quels bénéfices observez vous pour les patients depuis sa mise en service ?
Ce cytomètre prolonge une activité déjà existante et nous sommes en cours de validation de nouveaux développements, notamment le suivi de la maladie résiduelle pour plusieurs types de cancers hématologiques, comme la leucémie aiguë ou le myélome.
En quoi cet investissement représente-t-il une avancée pour votre service ou votre spécialité ?
Ce cytomètre vient en remplacement d'un équipement de plus de 13 ans d'âge. Il est plus performant, offre une meilleure sensibilité analytique, est moins sensible aux écarts de température, moins bruyant, et consomme un volume moindre d'échantillons biologiques pour une même analyse.
Y a-t-il un exemple concret ou une situation clinique illustrant son impact ?
Il permet d'affiner le diagnostic des cellules cancéreuses. La cytométrie en flux est un complément diagnostique indispensable à l'analyse morphologique des cellules réalisée par microscopie. De plus, cet outil est désormais intégré aux différents référentiels internationaux de classification des hémopathies, dont ceux de l'Organisation mondiale de la santé.
Un dernier mot sur son importance ?
Ce cytomètre nous permettra le développement de nouvelles analyses en routine et la participation à de futurs projets de recherche au CHU de Nîmes.
En immunologie : un équipement au service de la continuité et de l’innovation
Dans le prolongement de cette dynamique de modernisation, le secteur d’immunologie s’est également doté d’un cytomètre en flux de nouvelle génération, le DxFlex.
Un rôle clé dans la continuité de l’activité du laboratoire
Il vient en appui du cytomètre utilisé en routine pour la numération des lymphocytes. Il permet d’assurer le maintien des analyses en cas d’indisponibilité technique, mais aussi de sécuriser certains résultats nécessitant une vérification approfondie.
Pour les patients, cet investissement se traduit par un rendu des résultats dans des délais compatibles avec leur prise en charge, tout en évitant le recours à la sous-traitance
Au-delà de cette fonction de sécurisation, le DxFlex constitue également un levier d’innovation pour le secteur d’immunologie. Son caractère ouvert permet d’envisager le développement de nouveaux examens, notamment en allergologie biologique, ainsi que la mise en œuvre de protocoles de recherche.
Déjà opérationnel, il a permis d’assurer la continuité de l’activité lors d’un arrêt temporaire de l’équipement principal. Il a également été utilisé pour confirmer des résultats atypiques chez des patients immunodéprimés, facilitant ainsi une prise en charge rapide et adaptée.
Cet équipement contribue ainsi à renforcer la fiabilité des analyses et la sécurité du parcours patient, tout en anticipant les évolutions futures des pratiques en cytométrie en flux.
Un investissement structurant pour le CHU de Nîmes
L’acquisition de ces équipements a été rendue possible grâce au soutien du Fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS), dans le cadre du plan France Relance. Elle illustre la volonté du CHU de Nîmes de moderniser ses plateaux techniques, d’améliorer la qualité du diagnostic et de soutenir le développement de l’innovation médicale et scientifique au bénéfice des patients.