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Le guide du bon usage du médicament en gériatrie

Groupe de travail :

Pôle Gérontologie, CHU de Nîmes

  • Pr de WAZIERES
  • Dr D. STRUBEL
  • Dr A. Di CASTRI
  • Dr M. CORTI

Pôle Pharmacie, CHU de Nîmes

  • Dr H. RICHARD

Hôpitaux des Portes de Camargue

  • Dr S. ARMAND
  • Dr A. POHYER

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Pour information

L'accès à ce guide est libre mais nécessite un enregistrement préalable, dont l'objectif est de permettre au groupe de travail d'informer par voie de mail les utilisateurs des modifications et évolutions à venir.

PRÉFACE

De même que les hôpitaux sont tenus de rédiger un document concernant le bon usage des antibiotiques, nous avons voulu rédiger ce document sur le bon usage du médicament chez la personne âgée fragile.

Ces fiches ont été élaborées par un groupe de travail collégial, comprenant les médecins du Pôle de Gérontologie, les pharmaciens de plusieurs hôpitaux et des médecins de la communauté hospitalière de territoire du Gard. Le but a été de rédiger des fiches simples, courtes, avec un argumentaire réduit au minimum.

« Toute personne de plus de 75 ans hospitalisée est de principe fragile… »

Nous devons considérer que toute personne âgée de plus de 75 ans hospitalisée est, de principe, fragile, polypathologique, polymédiquée, et avec des troubles cognitifs.

Les volumes concernés sont importants puisque, dans notre région, le Languedoc-Roussillon, 10% de la population générale a plus de 75 ans (250 000 personnes), mais elle représente :

  • presque 27% des journées d’hospitalisation en Médecine, Chirurgie, Obstétrique (MCO) ;
  • 60 000 personnes sont dépendantes et bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ;
  • 25 000 sont en EHPAD ;
  • 1 700 en long séjour ;
  • et 5 000 prises en charge par des services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD).
Ces chiffres, très élevés, ne sont donc pas anecdotiques, et l’évitabilité des effets secondaires des médicaments est un élément essentiel de la bonne prise en soin, avec des impacts directs sur les durées de séjour, les complications, et les coûts en général.

Ces patients prennent, en moyenne, entre 7 et 10 principes actifs par jour. L’équilibre est donc précaire. Au moindre évènement stressant, le « château de cartes » s’écroule…
Les épisodes de gastro-entérite à norovirus, en entraînant une déshydratation, peuvent déclencher des hyponatrémies et des insuffisances rénales sévères qui vont déstabiliser le reste du traitement, par exemple.
Certaines molécules sont mal tolérées, même chez des adultes jeunes et il n’est pas nécessaire de prendre un risque si l’alternative thérapeutique existe.
Le Tramadol, du fait de sa mauvaise tolérance attendue, en est un bon exemple.
Nous devons donc appliquer un principe de prudence et de précaution maximum, ne proposer que le strict nécessaire, avec des médicaments éprouvés.

Nos propositions reposent sur des données de la littérature, mais également sur l’expérience personnelle du groupe de travail. En effet, dans le domaine de la gériatrie, nous manquons souvent d’evidence-based medecine.

Nos fiches vous aideront à mettre au point votre livret thérapeutique personnel, même si de nombreux groupes de travail sont actuellement à l’œuvre, notamment par le biais de l’OMEDIT (Observatoire des Médicaments, des Dispositifs Médicaux et des
Innovations Thérapeutiques) ou la Société Française de Gériatrie et Gérontologie, dans l’établissement de listes de médicaments ou de grand principe de traitement pour les EHPAD.

Bonne prescription.

Pr Benoît de WAZIERES



 
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Dernière mise à jour : 15/01/2014