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Les pharmaciens du Languedoc-Roussillon se forment à la conciliation médicamenteuse

Les pharmaciens du Languedoc-Roussillon se forment à la conciliation médicamenteuse

Bon à savoir

Une étude réalisée en 2009 a établi que 51,2 % « des événements indésirables graves » liés aux médicaments sont considérés comme évitables et 54,5 % ont motivé une hospitalisation, a rappelé la HAS lors d’une conférence de presse.

La lutte contre les effets indésirables provoqués par les médicaments (iatrogénie médicamenteuse) et la « continuité thérapeutique » sont aujourd’hui des priorités des autorités de santé françaises. Cependant, l’intégration de ces activités de pharmacie clinique dans le parcours de soins est très peu développée en France, d’où l’intérêt d’une formation adaptée associant systématiquement des praticiens de ville et d’établissements de santé.

La « conciliation » : un bilan médicamenteux établi à l’entrée dans l’établissement

La conciliation médicamenteuse est un processus formalisé associant le patient, qui repose sur le partage d’informations et une coordination pluri-professionnelle. Il consiste à comparer les prescriptions médicamenteuses d’un patient, dès son entrée à l’hôpital, à l’ensemble des produits de santé (prescrits et non prescrits) que celui-ci prend habituellement.

La conciliation comporte une phase de recueil de données visant à identifi er des divergences, puis une phase d’analyse et d’intervention auprès du prescripteur afin de résoudre ces divergences entre le traitement à l’admission ou à la sortie et le traitement habituel du patient.

Assurer le suivi du patient, tout au long du parcours de soins, intra et extra muros

Objectif pédagogique

Former les pharmaciens à la mise en œuvre de la conciliation médicamenteuse (CM) selon le processus opérationnel standardisé Med’Rec [1] validé par l’OMS et la HAS et selon les recommandations de la Société française de pharmacie clinique (SFPC) afin de limiter les erreurs médicamenteuses à l’admission des patients ;
  • former les pharmaciens à la conduite d’un entretien pharmaceuti que pour le patient ;
  • former les pharmaciens à l’analyse pharmaceutique autour de cas concrets, développer les différents niveaux SFPC d’analyse pharmaceutique ;
  • sensibiliser les pharmaciens à la lutte contre l’iatrogénie en développant la relati on ville-hôpital, en favorisant le partage de connaissance et de compétence entre la ville et l’hôpital.

« Cette formation répond à un double objectif : fournir les bases nécessaires à la mise en œuvre de la conciliation médicamenteuse et à son intégration dans la pratique courante et favoriser la collaboration entre la ville et l’hôpital pour le suivi de la prise en charge médicamenteuse (PECM) des patients » précise le Dr Jean-marie Kinowski, chef de service et responsable du pôle Pharmacie – santé publique – évaluation du CHU de Nîmes. Les dispositions de la loi Hôpital, patient, santé et territoire visent à améliorer la « transition thérapeutique » c’est-à-dire la continuité des traitements et le suivi de l’ordonnance de la ville à l’hôpital. Enfin, de nouvelles missions se profilent pour la pharmacie d’officine avec notamment le suivi de la PECM des pathologies chroniques. Dans ce cadre, un lien reste à tisser entre les équipes hospitalières et libérales afin de garantir la sécurité et la qualité de la PECM tout au long du parcours de soins.

Analyser et harmoniser les prescriptions tout en associant le patient

La conciliation a pour objectif d’éviter la survenue et les conséquences iatrogènes des erreurs médicamenteuses telles que redondances, omissions, posologies ou interactions qui peuvent survenir tout au long du parcours de soins, aussi bien en ville qu’en établissement de santé et plus particulièrement lors des étapes de transition (entrées, sorties, transferts). Par ailleurs, elle contribue à l’identi fication de causes iatrogènes à l’hospitalisation et soutient le processus de réévaluation du traitement.

 
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Dernière mise à jour : 06/04/2016