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11 juin 2018 Article au format pdf

RÉHAPSY : le centre de réhabilitation et évaluation des troubles psychotiques du jeune adulte de Nîmes et sa région.

Les principales recommandations dans la schizophrénie associent systématiquement une prise en charge psychosociale au traitement médicamenteux. C’est pourquoi, depuis le début de l’année, le pôle de Psychiatrie, sous la direction du Dr Mocrane Abbar, s’est doté de soins spécifiques de réhabilitation à destination des patients souffrant de troubles psychotiques débutants, RÉHAPSY Nîmes ou « Centre de réhabilitation et évaluation des troubles psychotiques du jeune adulte de Nîmes et sa région ».

Schizophrénie : agir le plus tôt possible

Parmi les maladies psychiatriques, la schizophrénie est la grande pathologie pourvoyeuse de handicap, affectant environ 0,5 % de la population française. En effet, elle débute le plus souvent entre la fin de l’adolescence et la vingtaine, âge des diplômes et des formations professionnelles, des premiers stages ou emplois, des premières expériences sentimentales. La schizophrénie vient alors gravement handicaper le patient à cette période de mise place de sa vie d’adulte.
Ainsi, les études prospectives sur la schizophrénie montrent que l’essentiel de la dégradation dans ce trouble s’installe durant les toutes premières années de la maladie, avec environ 15 % de rémission fonctionnelle à 2, 5 ou 10 années de suivi. Le premier épisode schizophrénique et les quelques années suivantes constituent donc une phase déterminante de la prise en charge, le pronostic au long cours étant largement conditionné par les interventions précoces, médicamenteuses ou non.
Bien que les symptômes positifs tels que les hallucinations ou les idées délirantes répondent le plus souvent favorablement aux traitements médicamenteux, certaines dimensions symptomatiques sont peu accessibles aux psychotropes. C’est le cas de la symptomatologie négative (repli social, émoussement affectif, altération de la motivation et de la volition etc.) ou des troubles cognitifs spécifiques à cette pathologie (trouble des fonctions exécutives, altération des habiletés sociales, etc.). La prise en charge « classique » semble également insuffisante pour agir efficacement sur des facteurs pourtant déterminants pour le pronostic : mauvaise observance, durée de psychose non traitée, addictions et comorbidités, difficultés sociales et professionnelles, auto-stigmatisation, etc.

La réhabilitation en psychiatrie

Il s’agit de soins orientés vers le rétablissement de patients présentant des difficultés en lien avec une pathologie psychiatrique. L’objectif de REHAPSY Nîmes est de proposer une évaluation précoce aux jeunes présentant un trouble psychotique et de mettre en place le plus tôt possible un programme de réhabilitation psychiatrique adapté à leurs besoins.
REHAPSY se trouve dans les locaux de l’hôpital de jour en centre-ville, rue Bourdaloue. L’équipe est multidisciplinaire, associant psychiatre, infirmiers, neuropsychologues et aide-soignante.

RÉHAPSY : pour qui ?

Le dispositif s’adresse à toute personne présentant un trouble psychotique (schizophrénie, trouble schizophréniforme, trouble schizo-affectif, etc.) évoluant depuis moins de cinq ans et pour lequel le psychiatre n’envisage pas de changement de traitement. Par ailleurs, les personnes chez qui il existe un doute diagnostique et chez qui un trouble psychotique a été évoqué (évolution depuis moins de 5 ans) sont également concernées. Enfin, les aidants de jeunes adultes présentant un trouble psychotique peuvent également en bénéficier.

Zoom sur la prise en charge

Les soins actuellement proposés comportent, après évaluation complète du patient, l’éducation thérapeutique, la thérapie cognitivo-comportementale de groupe, la remédiation cognitive, un accompagnement et soutien familial (en partenariat avec le Centre de post-cure Le Peyron), un entraînement aux habiletés sociales, une activité physique de groupe, une éducation nutritionnelle et lutte contre les pathologies associées (problèmes de santé physiques, addictions), information et orientation vers les réseaux associatifs et les intervenants sociaux de la région...
Cette nouvelle activité au sein du CHU de Nîmes a ainsi vocation à offrir une prise en charge spécifique et adaptée à chaque patient présentant un trouble du spectre de la schizophrénie. Ces nouvelles modalités de soins sont indispensables sur le plan médical et éthique et nous espérons qu’à l’avenir nous aurons les moyens de les proposer en prévention secondaire à tout patient psychotique pris en charge au CHU de Nîmes.

Rédaction Chloë DIAGNE
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Rédaction en chef Benjamin HÉRAUT
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Développeur Web Olivier FRIGOUT
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