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07 novembre 2017 Article au format pdf

La prescription connectée pour l'acte diététique

Le Dr Maurice Viala, gastroentérologue et Président du CLAN (Comité de liaison en alimentation et nutrition) et Amélie Verniol, cadre de santé de l’UTNC (Unité transversale de nutrition clinique) ont répondu à nos questions sur la prescription connectée pour l’acte diététique : avantages, perspectives d’évolution ? Rencontre.

Inter méd’(IM) : Qu’est-ce que la prescription connectée ?

Dr Maurice Viala : Il s’agit de la réalisation d’une demande de consultation diététique via l’outil informatique de l’hôpital. Auparavant, celle-ci s’effectuait sur support papier ou encore par prescription orale, en passant par l’infirmière, l’aide-soignante puis la diététicienne (ou directement à la diététicienne).

IM : Comment s’est organisée la conduite du projet ?

Amélie Verniol : La prescription connectée nous a été proposée à l’issue d’un comité de pilotage, pensé par l’établissement, et qui a vu le jour avec les manipulateurs radio pour les actes d’imagerie médicale. Ces comités de pilotage présentaient le travail sur l’évaluation des besoins de l’UTNC, au travers desquels les besoins en moyens humains au niveau de l’équipe diététique étaient mis en avant. Nous nous sommes vus disposer de la prescription médicale dans le but d’évaluer le nombre de demandes de prescriptions connectées par service. L’objectif de départ était de pouvoir apprécier l’activité réalisée et celle qui ne peut l’être par manque de moyens. Nous avons été les premiers paramédicaux à bénéficier de la prescription connectée. S’y sont ajoutés les services d’Imagerie médicale, les laboratoires et la Cardiologie.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Dr Maurice Viala : Aujourd’hui, le DPI (Dossier patient informatisé) actuel nous permet d’effectuer la prescription qui se fait en parallèle des autres prescriptions paramédicales (radio, doppler, demandes de consultations cardiologiques…). Dans le logiciel de demande de prescriptions médicales, la prescription diététique se trouve dans l’onglet « Prescription paramédicale ». Nous avions voulu, au départ, une prescription très référencée en informations, mais cela devenait une opération difficilement réalisable, car très chronophage. L’équipe de l’UTNC et celle du CLAN ont donc repris le travail avec la Direction du Système d’information hospitalier (SIH) et simplifié la prescription. Plus que quelques clics et la prescription oriente la diététicienne vers un cas de dénutrition, de régime spécial, d’obésité.

Amélie Verniol : Au niveau de l’UTNC, cela nous permet d’avoir l’ensemble des besoins recensés pour un service dès la réception d’une prescription médicale et, ainsi, d’organiser le travail. Une fois la prescription connectée réalisée dans Cyberlab*, la diététicienne va pouvoir la récupérer dans le logiciel Ultragenda** et, ainsi, planifier ses prises en charge en fonction des demandes. Le deuxième intérêt est de nous permettre une traçabilité des besoins nécessaires à la prise en charge nutritionnelle dans les différents services.

Dr Maurice Viala : Il faut noter que cet outil de travail est encore perfectible en termes d’exhaustivité dans l’ensemble des unités. Nous ne sommes pas encore arrivés à chiffrer à la fois les demandes effectives et celles non réalisées puisque que, sur le temps de diététique actuel, le nombre de demandes est supérieur au travail réalisé.

Quels sont les avantages pour les praticiens et pour les patients ?

Dr Maurice Viala : L’avantage pour le praticien, c’est qu’il va orienter, avant même l’arrivée de la diététicienne, le diagnostic et la prise en charge. Autre avantage : il a une traçabilité qui rend plus fluide le travail avec les diététiciens de son service. Grâce à l’outil informatique, la prescription ne peut plus se perdre comme une prescription orale ou papier. Pour le patient, cela permet d’être plus réactif. Il faut que le médecin comprenne que la prise en charge alimentaire est, de nos jours, l’équivalent d’une prise en charge médicale, qui peut s’avérer aussi efficace que le médicament prescrit.

Comment voyez-vous l’évolution de la prescription connectée ?

Amélie Verniol : Nous avons travaillé sur le cahier des charges du nouveau DPI. L’évolution que l’on souhaiterait, c’est la mise en place d’alertes qui puissent déclencher des mesures anthropométriques et un dépistage de dénutrition afin d’occasionner automatiquement une prescription connectée.

Dr Maurice Viala : En sachant que la prescription connectée est une obligation, c’est un outil de travail dont on ne peut plus se passer, c’est de la dématérialisation de dossiers, de la traçabilité et, même si cela peut paraître contraignant : c’est mieux !

* logiciel de prescription.

** logiciel de gestion transversale des rendez-vous et des ressources.

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