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02 novembre 2017 Article au format pdf

La réforme du troisième cycle des études médicales : et en Occitanie ?

La « R3C », ou réforme du troisième cycle des études médicales, constitue l’actualité de la rentrée. Voyons les grands principes et comment ces changements vont se manifester en Occitanie.

La réforme du troisième cycle des études médicales  a été mise en œuvre en novembre 2017. Parmi les nouveautés et les objectifs affichés par le Ministère : une organisation plus lisible, un seul diplôme pour l’exercice d’une spécialité (le Diplôme d’études spécialisées - DES), un parcours de formation progressif organisé par phases, ou encore une approche par compétences...

Une formation revisitée en profondeur

Pour toutes les disciplines (sauf la médecine générale), la formation a été segmentée en trois phases (socle, approfondissement et consolidation) permettant l’acquisition successive de connaissances théoriques complémentaires à la formation reçue en Diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM), puis de compétences professionnelles en matière d’habileté procédurale et de prise de décision. Arrivé en phase de consolidation, l’étudiant de DES – doté d’une thèse d’exercice validée en fin de phase d’approfondissement et inscrit à l’Ordre des médecins – abandonne son statut d’interne pour un statut pré professionnel d’exercice en autonomie supervisée, s’apparentant au clinicat actuel. Le diplôme lui est décerné après qu’il a validé cette dernière phase, qui aura été organisée en tenant compte de son projet professionnel propre.

« Le rapport Couraud-Pruvot initial insistait sur l’impératif de transversalité et les inconvénients d’une formation exclusivement centrée sur l’acquisition de techniques. Force est de constater que les 60 Diplômes d’études spécialisées (DES) et Diplômes d’études spécialisées complémentaires (DESC) du système antérieur ont été remplacés par 86 spécialités distinctes si l’on prend en compte l’ensemble des DES, des options propres à certains DES et des Formations spécialisées transversales (FST). La transversalité, le dialogue entre les disciplines, l’acquisition d’un fonds culturel commun sont cantonnés à quelques objectifs de phase socle dont la validation est laissée à l’appréciation des responsables pédagogiques locaux, alors même que la suppression de la formation en post internat impose une immersion précoce dans les aspects les plus techniques des différentes spécialités. Le nouveau troisième cycle est, incontestablement, porteur d’une rigueur et d’une ambition pédagogique inédites : ses effets collatéraux sur la balkanisation croissante du paysage médical de notre pays seront à apprécier d’ici quelques années… » indique le Pr Alain Le Quellec, responsable du troisième cycle à la faculté de Médecine Montpellier-Nîmes. « Cette réforme a suscité une certaine inquiétude, d’une part parce que sa mise en place a dû s’effectuer de manière rapide (en sept mois) et, d’autre part, parce qu’étant donné que la phase socle prévoyait initialement que les étudiants se forment en hôpital universitaire, les hôpitaux non universitaires ont craint de manquer d’internes » poursuit-il. « Mais les coordonnateurs ont respecté une forme d’équité ».

De plus, les nouveaux DES préparent aussi le post DES dans une optique d’anticipation des recrutements des futurs médecins sur leur lieu de stage. 

L’e-learning à l’honneur

Cette réforme a suscité une certaine inquiétude, d’une part parce que sa mise en place a dû s’effectuer de manière rapide (en sept mois) et, d’autre part, parce qu’étant donné que la phase socle prévoyait initialement que les étudiants se forment en hôpiToujours dans une optique de modernisation, la faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes va participer à l’évolution nationale de l’enseignement théorique du troisième cycle vers le e-learning. Pour ce faire, la plateforme en ligne SIDES, sur  laquelle  chaque  étudiant  pouvait préparer et passer les ECN (Épreuves classantes nationales), a été réaménagée. Ainsi, elle pourra désormais être utilisée pour la mise en ligne des cours ou encore la création d’un portfolio dans lequel l’étudiant pourra retrouver tous les documents nécessaires à sa formation...

La subdivision en Languedoc-Roussillon

La reforme entraîne donc la création de nouvelles spécialités avec sept diplômes d’études spécialisées (DES). En ex-Languedoc-Roussillon, cela se manifeste par l’ouverture de 23 postes pour la médecine d’urgence, 11 postes pour la gériatrie, trois postes pour la médecine vasculaire, deux postes pour la médecine intensive-réanimation, deux postes pour les maladies infectieuses et tropicales, deux postes pour l’allergologie et la médecine légale et expertise médicale.

Cette nouvelle organisation va impliquer l’augmentation modérée du nombre global d’internes affectés à la subdivision, la diminution du nombre d'internes de la médecine générale qui va passer de 142 à 125 postes, de même que celle des spécialités chirurgicales qui passeront de 33 à 26 postes.

Pour le Pr Serge Lumbroso, vice-Doyen de la faculté de Médecine, « Il s’agit d’une réforme importante, préparée de longue date (le rapport Couraud-Pruvot en particulier) et attendue depuis longtemps. Elle a le mérite de tendre à une meilleure lisibilité des spécialités (à voir à terme, compte tenu du grand nombre d’options et de formations spécialisées transversales). Sa mise en œuvre est très rapide et les chantiers encore importants pour préparer les phases d’approfondissement et de consolidation à venir ». Pour le Pr Jean-Emmanuel de La Coussaye, Président de la Commission médicale d’établissement du CHU de Nîmes : « Ce qu’il faut souhaiter c’est que cette évolution majeure et ses impacts sur les compétences des médecins et la qualité des soins, soient évalués aussi précisément que possible. ».


[i] (Consulter notre rubrique « en bref » pour en connaître tous les détails).


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