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Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H)

Coordination des savoirs au bénéfice des enfants souffrant de TDA-H

Depuis septembre 2015, les enfants atteints de TDA-H suivis à l’école de plein air de Nîmes bénéficient d’une prise en charge unique en France grâce à la coordination des savoirs entre l’Éducation nationale et la santé pour permettre des avancées significati ves dans la prise en charge éducative des enfants souffrants des troubles spécifiques des apprentissage et du trouble déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDA-H) et leurs parents. Cette démarche expérimentale et innovante, fruit d’une mutualisation des moyens entre le CHU de Nîmes, l’Éducation nationale et la Ville, a été actée par la signature d’une convention en juin 2015.

Pour réaliser ce travail, le Dr Anne Gramond, pédopsychiatre spécialiste des troubles spécifiques des apprentissages et du TDA-H, est présente à l’école et intervient auprès des différents acteurs agissant avec l’enfant en milieu scolaire, selon un programme adapté à chacun :

  • former les professions des écoles pour renforcer chez l’enfant l’estime de soi et vaincre l’échec scolaire, source de désocialisation et de conflits familiaux ;
  • accompagner les parents dans l’apprentissage d’une posture éducative adaptée à la pathologie de leur enfant ;
  • former les personnels de la ville à la juste posture d’accompagnement des enfants lors des activités périscolaires. 

Un projet qui s’intègre à l’environnement des enfants

Dans le respect des cœurs de métiers de chaque professionnel partenaire du projet, le rapprochement des savoirs a permis de vérifier le bénéfice d’une approche éducative innovante, ajustée aux règles spécifiques de prise en charge des enfants souffrants de (TDA-H) en milieu scolaire. Le principe d’action est simple : articuler et coordonner les apprentissages au besoin de santé psychique des enfants touchés par ces troubles, en agissant à la fois sur l’enfant et sur les personnes de son entourage en milieu scolaire.

Pr Tu-Anh Tran, chef du service pédiatrie du CHU de Nîmes

D’où est venue l’idée d’un tel partenariat et comment s’est-il mis en place ?

Pr Tran : La prise en charge des enfants avec des troubles d’apprentissage a débuté en pédiatrie en 2013 avec la création du mi-temps praticien hospitalier pour le Dr Gramond. En conformité avec les recommandations de la HAS, nous avons privilégié le recours à la thérapie cognitivocomportementale plutôt que les médicaments, notamment le méthylphénidate, pour la prise en charge des TDA-H. Nous avons constitué une cohorte de 200 enfants en six mois et réalisé plus de 1 000 consultations en une année. Cela reflète le besoin énorme de la population locale concernant ce problème. Invité par le Dr Vidonne du Pôle Promotion santé de la Ville à visiter l’école de plein air avec Geneviève Baville, Directrice des soins, chargée de mission, j’ai découvert une école bien équipée, avec un personnel sensible aux problèmes spécifiques des enfants malades ou handicapés, dirigée par Mme Thenon, la directrice. L’idée a alors germé d’un partenariat tripartite entre notre équipe médicale, l’Education nationale et la Ville pour initier une expérience d’école pilote de prise en charge des enfants atteints de TDAH au milieu d’autres enfants. En organisant l’aménagement de l’environnement scolaire de ces enfants, nous suivions exactement les  recommandations de la HAS. Mme Koch, inspectrice de l’Éducation nationale, nous a écouté avec une oreille attentive et a accepté notre proposition. En un mot, le projet a pu se concrétiser grâce à la concordance des bonnes volontés et du désir d’aider de façon optimale ces enfants et ces familles.

En quoi va consister votre projet de recherche clinique sur ce thème ?

Pr Tran : Comme cette expérience teste une « prise en charge idéale », le projet de recherche tente de démontrer le bénéfice d’agir sur les trois groupes d’acteurs : les parents, les enfants et les enseignants. L’objectif premier est d’obtenir de bons résultats scolaires chez ces enfants, avec une scolarité sereine et apaisée, pour qu’à l’avenir ils intègrent un cursus normal au secondaire. Comme c’est une expérience pilote, le travail commun entre les enseignants et l’équipe médicale permettra d’élaborer des stratégies et des outils pédagogiques pour aider ces enfants et leurs familles en difficulté. Cette expérience pourra ensuite bénéficier à tous les enfants non TDA-H, avec des difficultés moindres en milieu scolaire ordinaire, ce qui sera utile à la société tout entière.

Dr Anne Gramond, pédopsychiatre - consultation TDA-H, service Pédiatrie du CHU de Nîmes

Il s’agit d’un partenariat assez inédit engageant différents acteurs. Comment se passe la collaboration entre le corps médical et les enseignants ?

Dr Gramond : Après une 1ère période d’observation et de découverte mutuelle des métiers et des places de chacun, le travail de partenariat réalisé au sein de l’École de Plein air se déroule de façon tout à fait sati sfaisante. Au fil des semaines, un climat de confiance entre l’équipe médicale et l’ensemble de l’équipe pédagogique s’est installé, ce qui permet un travail de collaboration de bonne qualité. Notre objectif commun, qui est le bon développement de l’enfant, est atteint puisque l’ensemble des enfants TDA-H scolarisés présentent une amélioration de leur symptomatologie clinique mais également de leurs apprentissages scolaires et de leurs relations sociales.

Quels sont les conseils pratiques pour prévenir ces troubles ?

Dr Gramond : Les enfants qui souffrent d’un TDA-H présentent des troubles d’apprentissage qui nécessitent la reconnaissance de leurs difficultés et la mise en œuvre d’une adaptation pédagogique afin de leur permettre de suivre une scolarité ordinaire. La difficulté pour les enseignants confrontés à un enfant TDA-H consiste à parvenir à lui proposer un enseignement individualisé dans un contexte collectif. Par ailleurs, ce sont des enfants extrêmement sensibles qui présentent la plupart du temps une souffrance psychologique liée à l’ensemble des difficultés découlant du TDA-H qu’ils rencontrent depuis leur jeune âge. Il est primordial de valoriser les comportements adaptés (soit par des félicitations verbales soit par un système de récompense) et de ne pas les sanctionner pour les comportements inadaptés. Un ouvrage, fruit de ce travail de partenariat, récapitulant l’ensemble des outils thérapeutiques élaborés à l’École de Plein air est en cours de rédaction et sera publié aux éditi ons Tom Pousse au début de l’année 2017.

 
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Dernière mise à jour : 06/04/2016