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Journée des aidants familiaux : les aides à l’accompagnement d’un proche âgé dépendant

 

La France compte 11 millions de proches aidants. Une grande majorité d’entre-eux ne se reconnaît pas comme tels, encore aujourd’hui, et ils sont très majoritaires à ne pas recourir aux aides mises à leur disposition. D’ailleurs près de 60 % des aidants ne savent pas où s’adresser pour bénéficier des aides auxquelles leur proche et eux-mêmes ont droit. Régions, Départements, CCAS, CLIC, mutuelles, associations, caisses de retraite,... : les structures sont pourtant nombreuses pour leur apporter un soutien matériel, financier ou humain. Le centre de Gérontologie du CHUN a décidé, en marge de la Journée nationale des aidants, d’organiser un moment d’échange à l’attention des aidants de ses résidents.

Qu’est-ce qu’un aidant ?

On les appelle « aidants naturels », « informels » ou « familiaux » ; la Charte européenne de l'aidant familial de 2007 et la Haute autorité de santé définissent l’aidant par son rôle et ses actions auprès de la personne aidée. Il peut s'agir d'un ami, d’un membre de la famille, d'un voisin, d'une personne d'un réseau d'entraide... tant que cette personne n'est pas rémunérée, sous quelle que forme que ce soit, pour son aide.

Une réalité à plusieurs facettes

Le rôle de l’aidant recouvre des réalités fort différentes en fonction des situations (personnes aidées handicapées, atteintes de maladies évolutives, en phase terminale...). Il est donc parfois difficile pour les instances publiques, les associations, les chercheurs de savoir qui se trouve réellement en position d'aidant et a fortiori de pouvoir établir des typologies.
Une étude de Pixel permet de distinguer plusieurs groupes d’aidants.
Le premier groupe est constitué d’aidants relativement jeunes (50-60 ans) et le second groupe d’aidants est constitué des conjoints. Il s’agit des épouses dans deux cas sur trois.
La charge de travail liée à leur rôle d’aidant est estimée à plus de six heures par jour pour 70 % des conjoints et 50 % des enfants. Ainsi, beaucoup d’entre-eux déclarent ne plus avoir de temps libre. Les aidants bénéficient de peu d’aides. Un tiers d’entre-eux n’en ont même pas du tout. L’aide instaurée le plus fréquemment est l’aide-ménagère.

Impact sur la santé des aidants informels

Troubles dépressifs et troubles du sommeil
Ces situations induisent bien souvent de l’épuisement et des troubles dépressifs chez l’aidant.
À noter que les aidants femmes seraient plus impactées et que leur niveau de stress serait plus élevé , à cause d’un plus grand investissement dans les soins quotidiens .
Par ailleurs, la qualité de vie de l’aidant serait très liée à la qualité de vie du patient dont il a la charge, mais également au niveau de troubles du comportement et à la durée de la pathologie.
Les aidants de patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer étant plus susceptibles de développer un trouble anxieux. Une majoration du risque de dépression est notée même lorsque le patient est en hébergement. Cette période de transition entre le domicile et l’entrée en institution du malade est donc particulièrement difficile à vivre pour l’aidant et nécessite une meilleure préparation des proches.
« Dans un article américain de 2007, il est estimé que les deux tiers des aidants de patients ayant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée auront des troubles du sommeil durant leur « carrière » d’aidant naturel.  Trois facteurs expliqueraient ces troubles du sommeil : la survenue de réveils nocturnes répétés du fait de la nécessité de réaliser des soins auprès du patient dément ou la survenue de réveils nocturnes du patient ;  l’existence d’un trouble dépressif ou d’un épuisement de l’aidant et l’état de santé du patient » explique le Dr Sandra Duvnjak, chef de service du Centre Gérontologique Serre Cavalier – CHU de Nîmes

Mauvais état de santé général
Les dernières études révèlent également qu’un aidant naturel sur cinq avait été obligé de différer ou de renoncer à une consultation, une hospitalisation ou un soin par manque de temps. Ce problème était encore plus net lorsque l’aidant principal était le conjoint, où l’on note une consommation de psychotropes importantes. Peu de suivis psychologiques avaient été instaurés, probablement parce que l’aidant ne pouvait y consacrer du temps et qu’il ne pouvait ou ne voulait laisser seul le patient.

 

 
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