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C’est la rentrée ! Comment lutter contre le blues ?


L’été se termine tout comme vos vacances. Les cigales ont bientôt fini de chanter et le ciel s’habille de quelques nuages gris que balayent parfois quelques fraîches bourrasques… Bientôt retentiront les sonneries des radioréveils matinaux et de rentrée des classes. Vous repensez avec nostalgie à votre dernière baignade sous un soleil qui a délicieusement doré votre peau…. Mais, soudainement, sur le trajet qui vous mène au travail, une feuille aux couleurs délavées vient vous gifler tandis qu’une goutte de pluie se dépose sur votre joue, comme une larme…. pas de doute, c’est la rentrée et vous avez le blues ! Que faire ? Le Dr Jorge Lopez-Castroman, psychiatre et le Pr Tu-Anh Tran, chef du pôle Femme-enfant répondent à nos questions.

Pour les grands : Pr Jorge Lopez-Castroman

Qu’est-ce que le blues de la rentrée ?

Il s’agit d’un syndrome post-vacances, tout à fait normal, dont les symptômes peuvent se manifester par de la fatigue, des insomnies, un manque d’appétit, des difficultés à se concentrer…. Mentalement vous pouvez aussi ressentir du stress, de la nostalgie et même de la tristesse.Mais heureusement, il ne s’agit que d’un état passager qui ne dure que quelques jours.

Ce syndrome est-il répandu ?

Selon les dernières enquêtes, 82,4 % des Français connaissent un jour ou l’autre cette déprime passagère. Il semblerait également que la durée des vacances ait une incidence sur l'intensité du syndrome, car plus elles sont longues, plus il est difficile de reprendre une routine familière.

Comment lutter contre cet état ?

Il n’y a pas de règles spécifiques, mais il faut se réadapter à la vie quotidienne avec douceur et prolonger le bien-être des vacances en prévoyant des futurs moments de loisirs (cinéma, prochains week-ends, activités sportives…)… et pourquoi ne pas planifier ses futures vacances ?
Enfin, un bon rythme de repos et de sommeil doit être repris : un adulte a besoin de 7 à 8 h de sommeil par nuit pour être en forme.

Pour les enfants : Pr Tu-Anh-Tran

Comment préparer les enfants à bien appréhender la rentrée et le changement de rythme ?

Cela se prépare dès cette semaine : il faut que les enfants commencent à s’habituer progressivement au rythme de l’école en limitant les veillées tardives et les grasses matinées. Rien ne vous empêche également de programmer quelques exercices scolaires pour qu’ils se remettent progressivement « dans le bain ». Mais il faut tout de même profiter des dernières journées de repos !

Est-ce que les enfants peuvent être stressés par la rentrée ?

Oui, nous recevons d’ailleurs en ce moment dans le service des enfants qui somatisent (maux de ventre, de tête…). Il faut les rassurer. Pourquoi ne pas essayer de voir les copains et les copines avant le jour J par exemple afin de créer une émulation de groupe et se réadapter ?

Quels conseils donner aux parents ?

Bien préparer le jour de la rentrée et le planning des semaines (horaires de lever, de départ, de coucher…). Pour le développement de l’enfant, c’est le moment également de programmer les activités extrascolaires de l’année afin qu’il puisse s’exprimer (sportivement et/ou artistiquement) en dehors de l’école et/ou de la maison.

Comment pouvons-nous rassurer les enfants ?

Pour calmer les angoisses, des exercices de respiration peuvent être très utiles. Cela leur permet de bien s’ancrer dans la réalité et non dans l’imagination d’un futur, éventuellement, menaçant. Et cette réalité, c’est bel et bien la perspective d’une nouvelle année qui s’ouvre avec beaucoup de nouvelles choses intéressantes à découvrir. Pour les enfants qui ont eu des difficultés l’an passé, cela peut être un nouveau départ et il faut leur dire qu’ils ont toutes les chances de réussir cette année.
Enfin, il est notable que le stress des parents influe sur le stress des enfants : plus ils seront calmes et rassurants, moins l’enfant sera stressé.
Concernant le premier jour, il est toujours bon d’expliquer aux enfants qu’il n’y a pas de danger ou encore d’évaluation de leurs "compétences" ou "performances" !

Et les enfants souffrant de trouble de l’apprentissage ?

J’ai une pensée particulière pour eux. Parce que s’ils ont des souvenirs laborieux de l’an passé, en plus de les rassurer, il faut que les parents prennent tout de suite les mesures nécessaires pour les aider en classe afin qu’ils ne perdent pas pied (assistante de vie scolaire, prise en charge par des orthophonistes, ergothérapeutes ou psychologues.)

Quelles sont les bonnes habitudes à prendre ou à reprendre ?

Un bon rythme de sommeil est important : un enfant doit dormir au minimum 8 h par nuit à partir du primaire (les plus petits ont besoin de 10 h à 12 h ndlr). 
Concomitamment, cela suppose de diminuer l’utilisation des écrans (TV, ordinateurs, tablettes…), car ils rendent l’endormissement plus difficile. Il faut instaurer un rituel du coucher (par exemple, cela peut être un moment de respiration consciente qui permet à l’enfant de se mettre dans un contexte de pensées et de souvenirs agréables et rassurants). Ceci est, bien entendu, aussi valable pour les parents.
Une alimentation adaptée est également importante. Dans ce cadre, il faut apprendre à l’enfant que la cantine est l’occasion de découvrir des saveurs nouvelles, les encourager à tester et leur dire que c’est aussi une chance.
Concernant les enfants au collège qui apprennent à être autonomes en prenant pour la première fois les transports en commun, il est bon de les accompagner au préalable sur les trajets.

Certaines écoles exigent la propreté pour scolariser l’enfant, est-ce légal ?

Non, la propreté n’est pas une obligation légale et dans la plupart des cas les enfants imitent les autres enfants et le deviennent rapidement après la scolarisation. Donc au contraire, en maternelle, il faut accepter en classe les petits enfants avec leurs couches.

 
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