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Lutter contre le renoncement au soin

Ouverture d’une consultation d’évaluation et de traitement de la douleur chronique pour les personnes en situation de précarité.

C’est une première française : fidèle à ses valeurs de service public et dans le cadre de son Projet Citoyen, le CHU de Nîmes, à travers son Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD), ouvre une consultation destinée aux personnes en situation de précarité financière et/ou sociale, en partenariat, en première instance, avec la Croix-Rouge Française. Les premières consultations ont commencé le 16 juin.

Le renoncement aux soins : la région et le département particulièrement impactés

Constat alarmant : dans son ancienne configuration, l’ancien Languedoc-Roussillon est la deuxième région en France où les personnes renoncent le plus aux soins avec un taux de 33,12 %[1] et de 30,5 % pour le Gard. Familles monoparentales, personnes en difficultés sociales ou sans activité, retraités avec des petites pensions, travailleurs pauvres, migrants… : les profils sont divers, tout autant que les causes qui pointent particulièrement l’absence d’activité professionnelle, d’ouverture de droits ou encore de complémentaire santé, et ce malgré les divers dispositifs existants, destinés à garantir l’accès aux soins (AME, CMUc, ACS…).
 
« Dans un contexte où 20 % de la population (données épidémiologiques France métropolitaine et Union Européenne) souffrent de douleurs chroniques, il nous semblait important d’ouvrir cette consultation aux personnes en situation de précarité » indique le Pr Éric Viel, chef de service du CETD et fer de lance du projet. « Il s’agira pour l’instant d’une consultation mensuelle, rythme qui pourra être accru si nécessaire » poursuit-il. Quatre praticiens alterneront pour assurer cette consultation .

Création d’un chemin d’accès facilitateur

Les discussions ont été entamées en premier lieu avec la Croix-Rouge Française et son Antenne de Premier Accueil Social Médicalisé qui propose, aux plus démunis, un accès aux soins et à la santé au travers des consultations de médecine générale ou spécialisée assurées par des médecins bénévoles. Chargés de repérer et d’orienter ces patients, ils peuvent désormais se mettre directement en contact avec le CETD du CHU, afin de programmer les consultations, grâce à un numéro dédié. Signe de l’importance accordée à ce projet, première en France, le Président national de la Croix-Rouge Française, le Pr Jean-Jacques Eledjam, participait à la première réunion d’organisation de cette consultation qui réunissait les représentants des différents partenaires (Caisse primaire d’assurance maladie du Gard, Conseil Départemental, Ville de Nîmes et Nîmes Métropole, Agence régionale de Santé), autour de Martine Ladoucette, Directrice Générale, et du Pr de Jean-Emmanuel de La Coussaye, Président de la CME du CHU.

Un partenariat à plusieurs voix : quand le décloisonnement porte ses fruits

Les premières consultations ont commencé le 16 juin en lien avec la Permanence d’accès aux soins (PASS) du CHU de Nîmes.  Autour de la table, plusieurs acteurs du domaine médico-social et institutionnels se sont réunis deux fois. « Les discussions ont commencé avec la Croix-Rouge, la PASS du CHU de Nîmes, la CPAM, le Département, la Ville, la Métropole et l’ARS » précise le Pr Éric Viel. Les autres organisations non gouvernementales ou encore les associations de terrain vont également être sollicitées, de par leur rôle essentiel dans le repérage et l’identification des personnes en détresse. Une information grand public et à destination des médecins de ville sera très prochainement diffusée.
 
Le Pr Viel souligne également que cette initiative, hasard de l’actualité, fait écho aux récentes préconisations de l’Académie de Médecine qui souligne que la situation sanitaire des personnes précaires est de plus en plus préoccupante. Elle fait également écho aux propos du Président de la République qui insiste sur la nécessité des coopérations entre toutes les structures, notamment publiques, associatives et citoyennes.
 
« J’espère que cette initiative sera reprise dans d’autres régions voire d’autres spécialités médicales. Les CHU sont capables de réaliser des prouesses techniques dans bien des domaines, mais n’en oublient pas pour autant les principes fondateurs de l’hospitalisation et notamment :  ne laisser personne au bord de la route », conclut le Pr Viel.

[1] Enquête réalisée en Mars 2016 à la demande de la CPAM

 
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