Un médecin    Un service    Sur le site

Patients|Public
Professionnels|Presse
Enseignement|Recherche
Centre hospitalier universitaire
SOINS - ENSEIGNEMENT - RECHERCHEde Nîmes
Patients|Public
Professionnels|Presse
Enseignement|Recherche
ACCÈS | CONTACT
FAIRE UN DON
L'INSTITUTION
TRAVAILLER AU CHU
UN SERVICE ?
UN MÉDECIN ?
RECHERCHER

Prise en charge du cancer : développement de la stéréotaxie dans le service de Radiothérapie-oncologie du CHU de Nîmes

À l’aune d’une fédération hospitalo-universitaire établie en 2014 entre l’Institut du cancer de Montpellier (ICM) et le CHU de Nîmes (CHUN), un premier patient atteint de cancer a pu bénéficier d’un traitement par stéréotaxie le 3 avril au CHUN (site de l’Institut de cancérologie du Gard - ICG).

La stéréotaxie : quel traitement pour quelles indications ?

La radiothérapie stéréotaxique est une technique de radiothérapie qui emploie de nombreux faisceaux convergents de petites dimensions (diamètre ou côté du champ inférieur à trois centimètres) afin d’irradier de façon très sélective un volume cible de petite taille (de l’ordre du centimètre cube), avec une précision millimétrique[1], de telle sorte que les tissus sains environnants sont préservés. Il existe deux types de stéréotaxie : la stéréotaxie intracrânienne pour les tumeurs et métastases cérébrales et la stéréotaxie extra crânienne pour les ganglions pelviens, les lésions des os, des poumons et du foie.

Dans le cadre de la stéréotaxie, ce sont de petits volumes qui sont touchés mais avec de fortes doses ionisantes tumoricides, c’est-à-dire permettant la destruction d’un maximum de lésions cancéreuses en moins de 10 séances. Par ailleurs, la stéréotaxie permet de suivre les mouvements liés à la respiration du patient, permettant donc d’apporter un degré de précision jamais atteint jusqu’alors. Pour parvenir à cette prise en charge, il a été nécessaire d’adapter les scanners en quatre dimensions pour qu’ils suivent les mouvements de la respiration. 

D’un point de vue technologique, la fédération s’est attelée au déménagement de l’ancien service de Radiothérapie de Carémeau vers le nouvel Institut de cancérologie du Gard en 2015, avec le soutien des équipes du Dr Françoise Bons, cheffe du service de Radiothérapie-oncologie du CHUN. Deux nouveaux accélérateurs de particules (Truebeam) ont alors été installés dans le nouveau service, permettant le déploiement de la radiothérapie par modulation d’intensité. À ce jour, 40 % des patients sont traités avec cette technique.

Un partenariat médico-scientifique et technologique à l’origine du développement de cette technique

Le déploiement de cette nouvelle technique au bénéfice des patients du CHUN suivis au sein de l’Institut de cancérologie du Gard s’est appuyé sur les travaux et l’organisation territoriale portée par l’Institut du cancer de Montpellier (ICM) et le CHU de Nîmes au sein de la Fédération hospitalo-universitaire de radiothérapie-oncologique, coordonnée par le Pr David Azria, qui est par ailleurs Président du Réseau régional Onco Occitanie. « Lorsque nous avons créé cette fédération, en 2014, avec le soutien de l’Agence régionale de santé et les Directions générales des deux établissements, nous avions un objectif : celui d’améliorer le parcours des patients en cancérologie, en donnant au plus grand nombre l’accès à une innovation continue. Il s’agit de créer un parcours de centres de proximité et de recours, en fonction des indications pour l’ensemble des activités de radiothérapie. Avec cette organisation, on peut proposer à tout patient de l’Hérault ou du Gard toutes les possibilités thérapeutiques » annonce le Pr Azria. 

Au-delà de sa mission de soin, la fédération s’est également investie dans un ambitieux programme européen de radiosensibilité individuelle, baptisé REQUITE, qui consiste en un test de radiosensibilité par simple prise de sang, permettant d’identifier facilement les patients à risque de complications dans un parcours de radiothérapie. Dans cette étude, le centre Montpellier-Nîmes a inclus 800 malades, étant, ce faisant, le centre le plus actif au niveau du nombre d’inclusions.

Au-delà du partenariat fondateur entre l’ICM et le CHUN pour ces activités, des partenariats internes à l’établissement se sont mis en place, notamment avec le service de Médecine nucléaire du CHUN (Pr Pierre-Olivier Kotzski) et le service d’Imagerie (Pr Jean-Paul Beregi).

Le développement de la stéréotaxie a nécessité d’importants processus qualité pour lesquels le CHUN a pu bénéficier de l’expertise de l’ICM, qui propose ce type de traitements depuis une dizaine d’années. « Le processus qualité est robuste par rapport à l’expérience acquise à l’ICM, coordonnée et structurée par la fédération. » ajoute le Pr Azria. 

« Jusqu’à maintenant, un patient nécessitant un traitement de radiothérapie par stéréotaxie devait nécessairement se rendre à Montpellier ou à Marseille. Avec cette extension de notre offre de soins, le CHUN améliore le panel thérapeutique proposé aux habitants du territoire de santé Cévennes-Gard-Camargue » précise Nicolas Best, Directeur général du CHUN.

« En termes d’activité de recherche, il est à noter que les bases de données de stéréotaxie montées au CHUN vont alimenter la base de données existante en vue de publications communes » conclut le Pr Marc Ychou, Directeur général de l’ICM.


 
  • Partenariats


Le CHU de Nîmes est membre de MUSE (Montpellier Université d'Excellence)

Les associations présentes au CHU de Nîmes